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Après 10 jours de grève, un protocole de fin de conflit a été signé dans les Carrefours le 31/12/20.

Le principal enseignement qu'il faut retenir de ce conflit est que si le préavis avait été utilisé par l'employeur pour négocier, la grève aurait certainement été évitée.

A contrario,  la direction encouragée par un président du MEDEF va-t'en guerre, n'a jamais cherché à éviter la grève, se contentant de diaboliser les syndicats.

Il faut rappeler que ce ne sont pas les secrétaires généraux des organisations syndicales qui décident d'un conflit mais bien les salariés de l'entreprise, preuve en est avec la forte mobilisation. 

Avec ses pseudo-négociations le dernier jours du préavis, juste pour faire croire que la loi est respectée, elle ne pouvait qu'obtenir la grève.

Alors oui le président guerrier du MEDEF a raison en disant que la grève est un résultat perdant-perdant mais pour dialoguer et trouver des solutions, il faut être deux avec la volonté de s'en sortir.

Visiblement, même quand les employeurs sont pris la main dans le sac à ne pas respecter le code du travail et les accords, la consigne du MEDEF est :

"il n'y a rien à discuter."

Il faudrait quand même rappeler à ces gens que pour qu'une entreprise fonctionne, il faut que toutes les parties (employeur, salariés et clients) soient satisfaites alors que le nouveau mot d'ordre est que seuls les employeurs doivent l'être...

(on essaye quand même de ne pas trop fâcher les clients mais ils sont le mal nécessaire).

Tous les préavis qu'A TI'A I MUA a déposés et qui ont été négociés dès le premier jour de dépôt ont été résolus sans grève.

Preuve en est que quand un employeur a une vraie envie de comprendre le mal être des salariés et d'apporter des solutions, on peut s'en sortir sans dégâts.

Une grève laisse toujours des traces et du ressentiment chez les deux parties.

 

A TI'A I MUA a toujours montré sa volonté de dialoguer.

 

Espérons pour 2021 que le patronat ait cette même envie.

 

Le Secretariat